![]() KTT de Nantes Centre d'étude et de méditation du bouddhisme tibétain de Nantes |
|||
|
|
|||
|
Commission échange pour le dialogue interreligieux Octobre 2005 Vivre ensemble Vivre ensemble quelque soit ce que nous sommes, quelque soit nos différences politiques, religieuses, sexuelles, culturelles, sociales… suppose, comme cela a déjà été dit, un mouvement d’ouverture, un élan fraternel vers l’autre. La position ultime du bouddhisme sur ce sujet est très clair. C’est bien parce que le sujet se perçoit comme un je différencié de l’autre, que s’élève inévitablement des émotions et des tendances qui vont maintenir une méfiance envers ce que le je va identifier comme différent de lui. D’où la difficulté fondamentale de vivre ensemble. Evidemment atteindre ce niveau ultime de compréhension intérieure suppose un chemin, un travail, un entraînement. Et ce soir je voudrais vous parler un peu de ce chemin dont certaines implications répondent en partie au sujet qui nous réunit ce soir ; vivre ensemble.
Quand le bouddhisme parle de méditation, il
ne se réfère pas à une réflexion sur un
sujet donné. La méditation bouddhiste est une technique
de travail intérieur en vu de percevoir sa nature profonde. La
première étape de la méditation consiste à
stabiliser l’esprit. Il nous faut tout d’abord, ne plus
être perturbé par une émotion, une pensée,
un quelconque phénomène mental. Pour cela le pratiquant
s’assoit et laisse son esprit se détendre. Dès que
quelque chose passe dans l’esprit, le pratiquant ne s’y
attache pas. Il le laisse s’évanouir. Le deuxième point important c’est l’éthique.
Il faut comprendre l’éthique dans le contexte du karma.
Brièvement, le karma c’est l’ensemble des actes que
nous faisons. Chaque acte aura une conséquence qui sera relié
à la motivation de l’acte qui l’aura induit. Un acte
guidé par une motivation altruiste amènera des conséquences
positives. Un acte négatif dans le sens d’une motivation
égocentrique débouchera sur des conséquences négatives. Ces deux points, la méditation et l’éthique, se nourrissent mutuellement. D’une part, le fait d’avoir l’esprit de plus en plus stable par la méditation va simplifier son rapport avec la discipline. D’autre part, l’habitude de l’exercice de l’éthique va créer de l’ouverture, une empathie naturelle.
Pour conclure, je vais lire un extrait d’un poème de Shantideva, moine philosophe indien du VIIe siècle : « Je parlerai avec sincérité et
pertinence, clairement et de façon agréable Rencontrant quelqu’un je le regarderai avec franchise
et amour |
|||
| |
|||