![]() KTT de Nantes Centre d'étude et de méditation du bouddhisme tibétain de Nantes |
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Commission échange pour le dialogue interreligieux Avril 2006
La première pratique dans le bouddhisme est
la méditation, dans le sens de pacifier notre agitation mentale.
Elle va nous donner une certaine stabilité d’esprit. Un
esprit clair va se développer graduellement. Ne pouvant changer de comportement même si on le souhaite, nous apprenons à regretter sincèrement les actes négatifs et nous nous engageons moralement à ne pas les reproduire. C’est la force de ce regret et de cet engagement qui comptent et non plus l’acte en tant que tel. Bien sûr on peut demander pardon, cela va dans
ce sens, comme accorder le pardon à ceux qui nous le demande.
Cela devient naturel étant donné que par la méditation
nous apprenons la connaissance de soi et surtout nous nous rendons compte
que tous les êtres sont dans le même mode de fonctionnement
avec ses propres tendances. C’est par cette ouverture que l’on s’accorde à soi-même et aux autres et par le non-jugement que nous nous libérons et aidons les autres à y parvenir. C’est le chemin que le Boudha nous a montré et que nous sommes invités à parcourir en nous y joignant en toute humilité devant les maîtres. Ce chemin est le moyen de parvenir à l’éveil, qui est là déjà, notre nature étant divine par essence. Lama Puntso, lama français responsable du siège européen de notre école en Dordogne dit : « On délaisse les enjeux émotionnels, l’apparence et on pointe la bonté fondamentale, cette capacité à donner de l’espace à ce qui est vécu afin d’en voir la dimension illusoire. Non pas que rien n’existe, mais ce qui est vécu n’est pas vu dans sa vérité : il est seulement vu dans la projection que l’on en a. Ce processus de lâcher prise nous arrache à l’illusion, à l’ignorance et à l’émotionnel, pour nous permettre de faire face à ce qui est, la reconnaissance de la nature de l’esprit et la relation à l’autre fondée sur la bienveillance. ». Apprendre donc à voir ainsi, à ne plus se placer au centre de la situation mais à la regarder dans sa globalité, nous fait découvrir la portée de nos actes sur nous et sur les autres, ainsi que sur notre environnement. On devient responsable, adulte et non plus victime des autres. |
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