KTT de Nantes

Centre d'étude et de méditation du bouddhisme tibétain de Nantes

 

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Février 2007

S’ouvrir aux autres


S’ouvrir aux autres est un risque. Nous prenons un risque, celui de nous ouvrir aux autres, parce que nous avons une certaine assise, une certaine stabilité. Ce mouvement d’ouverture est un acte de générosité. C’est un abandon de l’ego. Nous osons aller vers les autres, nous osons les regarder quelqu’ils soient.

Ce faisant, nous nous apercevons que ces autres-là ne sont pas aussi effrayants que nous le pensions. Finalement, ils nous ressemblent beaucoup. Comme nous, ils veulent être heureux. Comme nous, ils n’ont pas envie de souffrir. Parfois ils ont une attitude un peu défensive par rapport à leur territoire. En définitive, nous sommes très proches.

A bien y regarder, nous nous apercevons que l’idée d’autarcie, la croyance que nous nous suffisons à nous-même est un mythe.
Nous prenons conscience que nous vivons dans un tissu social. Nous ne sommes pas en autarcie. Nous vivons avec les autres. Nous sommes en réseau étroit avec les autres. Nous ne pouvons pas un seul instant concevoir notre existence indépendamment des autres.

Si nous excluons les deux êtres que sont nos parents, nous n’existons pas. Et leurs parents, et les parents de leurs parents. Nous pouvons leur être reconnaissants. Et puis tous ces gens qui nous ont appris à lire, à écrire, à compter, à marcher, qui nous ont fait de jolis vêtements, qui nous ont préparé des repas, nous n’aurions pas existé un instant sans eux.

Le Bouddha a transmis des enseignements : des gens se sont occupés de l’écouter, de pratiquer ces enseignements et de les transmettre. Heureusement que cela a continué pendant 2500 ans.

Quand la pensée d’orgueil s’élève et qu’on se dit « je suis », « je suis différent », « je suis supérieur » et « je n’ai besoin de personne », rappelons-nous cela. Nous devons notre situation à tous les êtres.

Extrait du livre « Esprit du maître, Paroles de disciples » écrit par six lamas occidentaux, disciple d’un maître de sagesse, Guendune Rinpoché.

Toutes les joies de ce monde
Proviennent du désir du bonheur d’autrui
Tous les malheurs du monde
Proviennent du désir de son propre bonheur.

Shantidéva – Maître indien du 7ème siècle